2 enfants héritiers, 1 appartement
T2 Bordeaux loué nu, valeur 200 k€, parts 50/50
PNO : ~10 €/mois
Mandataire : enfant aîné
- • Compte joint successoral
- • Convention écrite recommandée
- • Vente probable sous 2-3 ans
Bien hérité, démembrement, usufruit : comment souscrire, qui paie, comment éviter la double assurance et la rupture de couverture pendant la succession.
Oui en copropriété (ALUR), dès le jour de la succession.
Un indivisaire mandataire, agissant pour le compte de tous.
Prime payée par le mandataire, remboursée au prorata des parts.
À l'ouverture d'une succession, l'obligation ALUR continue de s'appliquer sur le bien en copropriété — il n'y a pas de période de tolérance. Les héritiers doivent souscrire (ou maintenir) une PNO dès qu'ils ont connaissance de leur qualité d'héritier, sans attendre le partage.
Pratique courante : un héritier mandataire souscrit pour l'indivision, paie la prime via un compte joint ouvert pendant la succession, et se fait rembourser au prorata des parts par les autres. Le contrat est rédigé au nom de l'indivision (« Indivision Marette, gérée par M. X »).
À éviter : laisser la PNO du défunt en place sans information à l'assureur. La couverture peut être contestée si le sinistre survient pendant la période où les nouveaux propriétaires (les héritiers) n'apparaissent pas au contrat.
En cas de démembrement de propriété (usufruit / nue-propriété), l'usufruitier a la jouissance du bien. C'est généralement lui qui perçoit les loyers, qui paie les charges courantes et qui souscrit la PNO.
Le nu-propriétaire conserve la propriété du bâti et récupère la pleine propriété à l'extinction de l'usufruit (souvent au décès de l'usufruitier). En cas de sinistre touchant la structure (incendie, effondrement), les intérêts des deux parties sont en jeu.
Recommandation : mentionner le nu-propriétaire dans les clauses bénéficiaires du contrat, avec son accord. Cela permet d'éviter les contestations lors d'un sinistre majeur et de coordonner l'indemnisation côté reconstruction.
La succession d'un bien loué crée une période d'indivision qui peut durer 6 mois à plusieurs années. La PNO doit rester active sans interruption. Voici la timeline des actions à mener côté assurance.
L'obligation ALUR continue immédiatement. La PNO du défunt reste active jusqu'à sa résiliation. Les héritiers deviennent indivisaires de plein droit (article 724 Code civil) — pas besoin d'attendre la déclaration de succession.
Lettre recommandée avec copie de l'acte de décès. L'assureur peut maintenir la PNO au profit de l'indivision (avenant) ou exiger une nouvelle souscription. Ne pas résilier sans avoir signé le contrat de remplacement — risque de rupture de couverture.
Le notaire établit l'acte de notoriété (1-3 mois en général). Avec ce document, les héritiers peuvent souscrire une PNO au nom de l'indivision. Un indivisaire mandataire signe pour le compte de tous. Paiement depuis le compte joint successoral ouvert par le notaire ou la banque.
Délai légal de 6 mois (1 an si décès à l'étranger). La PNO est indépendante de cette déclaration : elle peut être souscrite avant. Mais la déclaration est nécessaire pour les opérations bancaires lourdes (refinancement, vente).
Deux scénarios : (1) partage — le bien revient à un héritier unique, la PNO indivision est résiliée et remplacée par une PNO personnelle ; (2) maintien en indivision — la PNO indivision continue, éventuellement avec convention écrite pour clarifier la gestion.
T2 Bordeaux loué nu, valeur 200 k€, parts 50/50
PNO : ~10 €/mois
Mandataire : enfant aîné
Maison Lyon louée, conjoint survivant 60 ans
PNO : ~16 €/mois
Souscrite par l'usufruitier
Immeuble familial 3 lots, neveux + nièces
PNO : ~35 €/mois
Mandataire désigné par tribunal
Erreur fréquente : penser que le décès « libère » de l'obligation ALUR. Faux — l'obligation est attachée au lot, transmise aux héritiers de plein droit. Résilier sans avoir signé le contrat de remplacement = rupture de couverture, exposition immédiate sur les sinistres entre la résiliation et la nouvelle souscription.
Si un seul indivisaire souscrit en son nom (pas au nom de l'indivision), c'est lui qui sera assuré juridiquement. En cas de sinistre, l'assureur peut refuser l'indemnisation au motif que les autres indivisaires ne sont pas couverts. Le bon libellé : « Indivision [Nom du défunt], gérée par [Nom du mandataire] ».
Verbal ne suffit pas. Mandat écrit daté et signé par tous les indivisaires donnant pouvoir à un d'entre eux de souscrire et gérer la PNO. Évite les conflits ultérieurs sur « qui a décidé quoi ».
En démembrement, l'usufruitier souscrit mais le bâti revient au nu-propriétaire à terme. Mentionner le nu-propriétaire en clause bénéficiaire pour coordonner l'indemnisation en cas de sinistre majeur (incendie destructeur). Sinon : l'usufruitier touche l'indemnité, mais c'est le nu-propriétaire qui aura besoin de reconstruire.
Prime payée depuis un compte personnel d'un indivisaire = perte de la déductibilité fiscale au prorata pour les autres. Solution : compte joint indivision ouvert par le notaire ou la banque, alimenté par les loyers ou les apports prorata.
« C'est temporaire, on va vendre ». 1 an plus tard, l'indivision dure toujours. Une convention d'indivision écrite (5 ans maximum, renouvelable) sécurise la gestion à moyen terme et facilite la souscription PNO classique sans avenants successifs.
Les points pratiques qui se posent au moment d'organiser la couverture entre indivisaires.
Cinq questions sur le bien et les indivisaires, douze compagnies analysées. Le contrat sera émis au nom de l'indivision, géré par un mandataire.